L'Egypte a marqué quatre buts et l'Algérie a pris trois cartons rouges : les Pharaons
ont survolé leur demi-finale de la CAN 2010 (4:0), jeudi à Benguela, et
se qualifient ainsi pour leur 3ème finale continentale d'affilée qui se
jouera dimanche contre le Ghana. L'Egypte
prend une petite revanche sur son adversaire qui s'était qualifié en
novembre 2009 au prochain Mondial à ses dépens, et étend à 18 matches
sans défaite sa série record en CAN. Elle bat aussi l'Algérie pour la
première fois de son histoire sur terrain neutre, alors que les Fennecs lui avaient fait subir son dernier revers dans le tournoi continental (en 2004). Quatre
buts (égyptiens) et trois cartons rouges (algériens) résument cette
confrontation qui fut à sens unique. "Nous allons donner aux Algériens
une bonne leçon de football", avait dit l'arrière Moawad. Promesse
tenue. Confrontation qui eut lieu cette fois
exclusivement sur le terrain, aucun incident entre les rares mais
bruyants supporters (1 000 Algériens et 200 Egyptiens environ) n'ayant
été signalé. Malgré lui, c'est le
défenseur Halliche qui a déclenché le naufrage. 37ème minute : il
dévisse un dégagement, Meteeb récupère le ballon et fonce vers la cage
algérienne, avant d'être fauché par le même Halliche. Exclusion du
défenseur pour un deuxième avertissement, et penalty pour l'Egypte
transformé par Hosni (39', 1:0). Un réalisme pharaonique Zidan
(65', 2:0), Abdel-Shafy (81', 3:0) et Gedo (90'+4) pouvaient finir le
travail au sein d'une défense aux abois. Et d'autant plus démoralisée
par l'exclusion de Belhadj (71'), qui donnait dans la confrontation
directe avec un tacle les deux pieds décollés sur les chevilles
d'Al-Mohamadi. Le gardien Chaouchi quittait lui aussi la partie après
un second acte d'antijeu (88'). Une
confrontation ? De styles surtout : un jeu clinique et appliqué en
passes courtes côté égyptien, sans s'affoler, et un jeu désordonné chez
les Algériens, qui n'arrivaient tout simplement pas à poser leur jeu ni
à compenser ces lacunes par leur habituel supplément d'âme. A
ce jeu-là, les Algériens laissaient leurs adversaires s'infiltrer entre
les lignes et récupérer tous les "seconds ballons" repoussés par la
défense. Comme s'ils avaient perdu tous leurs moyens. Comme si,
finalement, la qualification à la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du
Sud 2010, obtenue de haute lutte face aux mêmes Egyptiens, leur
suffisait... Pourtant, les Egyptiens n'ont
pas matérialisé leur maîtrise par pléthore d'occasions. Hormis la
frappe de Meteeb, sur une remise de Zidan, que détourne magistralement
Chaouchi (25e) et une frappe de Gedo repoussée par le même gardien
(86e), rien à signaler de net. Mais un réalisme pharaonique. |