Les "Sang et Or" ont joué avec le feu avant
d'arracher leur qualification sur le fil du rasoir
Stade
7-Novembre de Radès. 15 .000 spectateurs environ. Beau temps. Pelouse en
excellent état. Arbitrage du Burkinabé Samuel Ilboudo, assisté par ses
compatriotes Ismaila Drabo et Lalama Diaby. EST bat East End Lions : 3-2
(2-1 à la mi-temps). Buts de Roger (5'), Bouazzi (32') et Michael
(90'+5) pour l'EST; Kabia (42') et Kanu (86') pour East End Lions.
EST : Naouali
(Mejri 90’+2), Ben Amor, Chemmam, Derbali, Ben Youssef, Roger (Ben
Mansour 90’+6), Besala, Korbi, Bouazzi, Ayari (Souissi 76’), Eneramo.
East End
Lions : M. Kanu, A. Sesay, Gborie, Issa Kamara (Ibrahim Kamara 29’), M.
Sesay, Kabia, D. Kanu, Kal Jalloh
Expulsion de
Musa Sesay (74’) pour somme d’avertissements.
Ils étaient
quelque 15.000 supporters seulement à avoir fait le déplacement à Radès
pour soutenir les "Sang et Or" dans leur confrontation en match retour
face aux Sierra-Léonais des East End Lions. La présence assez faible des
supporters espérantistes s’explique par leur colère depuis la dernière
défaite en championnat à Kasserine.
Les joueurs
affrontaient donc hier les Sierra-Léonais avec l’intention d’allier la
manière au résultat dans la perspective de se racheter auprès de leur
public.
Roger
Toindouba, qualifié la veille du match pour disputer l’épreuve
continentale, donne le ton. Cinq minutes après le coup d’envoi, le
Camerounais se faufile sans difficulté, dribble trois défenseurs
adverses et, d’un tir cadré, ouvre la marque au profit des siens. Un si
joli et précoce but ne pouvait que donner des ailes aux «Sang et Or».
Ils n’avaient plus qu’à dérouler leur jeu dans la perspective de gagner
sur un score large.
Face à un
adversaire qui paraissait naïf lors des premières minutes du jeu, les
Espérantistes donnaient l’impression d’être si à l’aise qu’on pouvait
croire que le résultat nul ramené de Freetown était une parenthèse que
les joueurs s’apprêtaient à fermer sur la pelouse de Radès.
A la 13’,
Michael lobe le gardien sierra-léonais mais son tir s’écrase sur le
poteau gauche. Un premier échec du Nigérian qui s’avère annonciateur
d’un ratage à répétition. Heureusement que Bouazzi se montre
opportuniste dix neuf minutes plus tard. Sur un centrage de Roger,
celui-ci s’infiltre sur la gauche, se libère de tout contrôle et d’un
tir précis, loge la balle hors de portée du portier, Mohamed Kanu (32’).
Revers du
décor...
Alors que
les «Sang et Or» semblaient bien partis pour une large victoire, leur
naïveté leur joue un vilain tour. Les tirs de loin et non cadrés comme
celui de Chammam à la 36’ s’accompagnent de ratages à répétition. En
football, quand on rate on risque forcément d’encaisser un but. Et c’est
ce qui arrivera à la 42’. Suite à un contre rapide, Kabia prend à
partie la défense espérantiste et réduit le scor, sans difficulté.
Un but
encaissé qui change la donne du match, particulièrement en deuxième
période de jeu. Les visiteurs étaient libérés. Les Sierra-Léonais
prennent confiance en eux-mêmes Rien qu’à la 47e, Foday Samura effraye
la défense espérantiste par un tir puissant. Dans le camp des locaux, le
ratage à répétition devient le fait saillant de leur prestation en
seconde mi-temps. Au fil des minutes, les visiteurs commencent à poser
de sérieux problèmes à Bouazzi et ses coéquipiers. Des «Sang et Or» de
plus en plus méconnaissables, notamment dans la dernière moitié du
terrain. La bande à Faouzi Benzarti peine même à achever correctement
les actions offensives, le plus souvent conclues par des tirs non
cadrés.
A la 86’,
Dauda Kanu trompe le gardien Naouali d’un tir dans la lucarne. Une
égalisation qui devait donner lieu à une séance de tirs aux buts. Alors
que tout le monde pensait que cette séance était inévitable, y compris
Faouzi Benzarti qui remplace Naouali par Mejri, le Nigérian, qui a sorti
jusque-là un faux match, crée la surprise au temps additionnel :
Chemmam effectue un centre précis vers Eneramo dont la tête plongeante
signe le but de la délivrance (90’+5).
En ratant
plusieurs occasions et avec une prestation pas vraiment convaincante,
les "Sang et Or" ont joué avec le feu. En conséquence, ils se sont
qualifiés dans la douleur face à un modeste adversaire.
Walid NALOUTI |