Tunisie, Maher Kanzari : Nous n’avons jamais douté
L’EST conserve son titre
Maher Kanzari : Nous n’avons jamais douté
Staff technique et joueurs n'ont jamais douté de la
consécration de l’Espérance, même lorsque les choses allaient mal. Ils
ont toujours cru en leur capacité à conserver leur titre de champion
Un
sacré coup tout de même‑: vous voilà champions sans même avoir joué… C'est
vrai que nous n'avons pas joué hier mais nous disputerons mercredi
prochain le match contre le CAB avec la même détermination. L'année
dernière, nous avons dû attendre l'ultime journée pour nous assurer du
titre. Cette saison, nous sommes sacrés champions à deux journées de la
clôture de la saison. Cela confirme que l'Espérance est la plus forte
équipe du moment et que nous méritons le sacre. Vous avez connu des
embûches sur la route du titre à l'instar des défaites concédées face au
ST et à l'ASK. Vous attendiez-vous à un pareil relâchement‑? C'est
normal qu'on connaisse des difficultés. Le parcours d'une saison est
long. De ce fait, aucune équipe ne peut être régulière du début jusqu'à
la fin. La défaite contre le Stade Tunisien est survenue au début de
l'exercice. De ce fait, cela ne peut pas être considéré comme une
déroute. Ce fut juste un accident de début de saison. Par contre, la
défaite concédée à Kasserine a été un coup dur. Mais la force de
l'Espérance réside dans le fait qu'elle n'accumule pas les mauvais
résultats. Nous avons la force mentale de ne pas céder au doute et de
savoir nous relever rapidement après une chute. Par conséquent, on ne
parle jamais de crise dans le sillage de l'équipe, ce qui fait la
différence avec les autres. Avez-vous douté lorsque les choses
allaient mal‑? Nous n'avons jamais douté. Nous savions dès le début
de la saison que nous allions conserver notre titre de champion. Nous
étions toujours et nous sommes encore persuadés que nous avons la
meilleure équipe du moment. Douter ? Je ne crois pas que ce terme figure
dans notre dictionnaire. A chaque fois que ça allait mal, nous savions
que c'était une question de temps et que les choses allaient reprendre
leur cours. En tant que staff technique, vous étiez donc amenés à
trouver le discours qu'il fallait pour remonter le moral de l'équipe... Assurément.
Le rôle de l'entraîneur est de motiver son groupe lorsque les résultats
ne suivent pas. Entraîner, ce n'est pas seulement faire appliquer des
exercices sur le terrain, c'est aussi savoir transmettre le message
adéquat. Après le championnat, il vous reste à présent la Ligue
africaine des champions... L'un de nos deux objectifs a été atteint. A
présent, la page du championnat est tournée. Nous allons nous consacrer
entièrement à la Ligue des champions. Mercredi, c'est une équipe
différente qui sera alignée. Il faut bien gérer l'effectif en prévision
du match retour contre les Soudanais. Car nous allons évidemment ménager
nos joueurs en prévision du match retour à Oum Dormane. Le derby sera
pour nous un match comme les autres. Ce sera une répétition avant
l'explication retour face à El Merrikh. Nous avons pris une bonne option
à Radès et nous devons confirmer au Soudan. Le travail par étape
vous a-t-il servi comme repère pour atteindre vos objectifs‑? L'Espérance
est habituée à jouer sur plusieurs fronts et ça ne date pas d'hier.
Nous avons toujours négocié notre parcours match par match. ?a était
souvent la politique du club. Quand on entraîne et on joue dans un grand
club, appelé de surcroît à évoluer sur plusieurs fronts, on n'a pas le
temps de se lamenter sur son sort. On n'a pas non plus le temps de fêter
une victoire ou même un titre tant que la saison n'est pas encore
terminée. Bien entendu, nous sommes heureux de conserver notre titre de
champion de Tunisie. Mais nous aurons le temps de le savourer une fois
notre mission à Oum Dormane accomplie. D'ici là, nous devons continuer à
travailler avec la même détermination.