Le CSS après l’OB et avant Pétro L’obligation de faire mieux et de convaincre Si le
CAB et le ST ont réussi à se placer en bonne position pour jouer les
premiers rôles et conserver au moins leurs ambitions de la saison
dernière, il n’en fut pas de même du CS Sfaxien qui n’a pas attendu
longtemps pour renouer avec ses insuffisances habituelles en
Championnat. Ni le changement d’entraîneur, ni l’avènement d’un jeune
président Naoufel Zahaf (fils du grand défunt Taoufik, pionnier du
renouveau du club dans les années 60) ne semblent devoir apporter la
thérapeutique nécessaire à un retour à la normale au sein de l’équipe
«Noir et Blanc»
Instabilité, perte de temps et
d’énergie
On peut sans doute évoquer l’instabilité
dont souffre le club sudiste avec une direction défaillante et la perte
de temps et d’énergie dans des affaires qui relèvent du commérage et de
la jalousie au sein de la famille du club et de ses nombreux comités de
soutien, de sages de supporters et on ne sait quoi encore! Un peu à
l’instar du Club Africain qui fut un modèle dans son administration et
qui a peiné pour trouver un successeur à Idir, avant d’opter pour
Laâtrous et le remplacer, trois jours après, par Bellamine qui fait
figure de bouée de sauvetage depuis de nombreuses années déjà! Mais
cette pénurie de dirigeants valables n’explique pas tout dans la mesure
où elle touche à d’autres clubs qui se débrouillent pour tenir la route.
Surtout au sein des petites et moyennes équipes de la Ligue I qui
arrivent bon an mal an à réaliser le rapport entre ambitions et
résultats et faire parfois mieux que ce qui leur est demandé. Mais dans
le cas du CS Sfaxien, la performance fait défaut et l’équilibre entre
jeu et résultat est en constante perdition depuis plusieurs années.
Pénurie
de dirigeants et de techniciens fiables
Le tout
s’expliquerait par la malchance de l’équipe qui n’a pas trouvé depuis
belle lurette ni le grand dirigeant qu’elle mérite, ni le technicien
compétent et le meneur d’hommes susceptible de travailler dans la
solidarité et le consensus, et de rallier à sa stratégie les joueurs
les plus méritants. Sans doute y a-t-il des contingences dont on ne peut
contrôler les effets sur la bonne marche de l’équipe. Et au CSS, les
perturbations dans la direction ont, certes, pénalisé le bon début de
l’équipe. L’on croit, cependant, que le nécessaire a été fait, même en
pleines vacances de pouvoir au sein du comité du club, pour assurer une
bonne préparation poussé que l’on fût par l’échéance urgente de la Coupe
de la Confédération à Luanda ainsi que la 1ère journée du Championnat.
C’est là, d’ailleurs, que le bât blesse, car malgré l’avènement de
Lechantre et son «mentor» Kouki et quoi qu’on dise sur la fatigue du
voyage en Angola et la chaleur, la gestion de ce premier match contre
l’Olympique de Béja a été un «remake» des piètres prestations du passé.
Avec Luka ou Lechantre aux commandes, c’est kif kif semble-t-il.
Faux
pas ou triste réalité
Gâchis et maladresses aussi
bien dans la construction (quasiment absente avec rien que des balles
perdues et jetée, à l’aveuglette) que dans le tir final, piteusement mal
cadré par Zaïem et Maâloul entre’autres, ou catapulté n’importe comment
par Younès, de plus en plus en perte de vitesse et incapable de
contrôler son sang froid face aux buts adverses. Et en y ajoutant
l’absence en bloc pour le moins inexplicable des «Etrangers» de l’équipe
(Orok, Touré, Youssoufou, Sauma et Dominique), l’équipe a perdu
beaucoup de ses moyens face à la solide défense béjaoise. Espérons
que ce ne fut qu’un faux pas et que Lechantre et ses joueurs feront tout
pour ne pas inscrire cet état des choses au sein du CSS, comme une
réalité amère, une fatalité!