Les deux entraîneurs louent le rendement de leurs
joueurs qui n’ont rien laissé au hasard
Le CSS a certes
réussi à assurer l’essentiel, à savoir la victoire, mais il n’est pas
parvenu en contrepartie à être percutant et solide dans sa gestion du
match. Des imperfections existent encore. Il y a eu, à vrai dire, des
aléas qui peuvent expliquer le rendement collectif, comme cette
épouvantable chaleur qui a pesé de tout son poids sur les jambes, ou
encore les défaillances survenues en dernière minute de trois de ses
éléments de base, en l’occurrence Hamdi Rouid, Mahmoud Ben Salah et
Ibrahima Touré… Et puis, l’attaque a continué à pécher par son jeu
emprunté et par son manque d’efficacité à l’approche des buts adverses. Ces
facteurs ont participé à faire du jeu des «Noir et Blanc» un incessant,
mais lent va-et-vient.
Jouer son va-tout Pour
Lechantre, ce sont surtout les conditions climatiques qui ont
hypothéqué l’évolution des siens «Je tire mon chapeau aux joueurs,
admirables, qui ont supporté cette chaleur torride pour faire la
différence… Le football, a-t-il précisé, est fait d’accélérations et de
sprint. Et plus on en fait, plus on souffre… Aussi, je ne peux qu’être
satisfait de la prestation de l’ensemble face à une équipe cabiste bien
campée sur ses jambes». En fait, Lechantre a mis toutes les cartes
disponibles en jeu pour pallier certaines insuffisances de percussion et
de finish. L’incorporation de Moëz Aloulou, puis de Idrissa au début de
la seconde mi-temps traduit ses soucis concernant les carences de son
équipe. Avec Idrissa, Hamza, Aloulou, Ushé Ogba et Zaïem, il a
carrément joué l’offensive à outrance face à un adversaire bien organisé
en défense et qui menait, de temps à autre, des contres, aussi rapides
qu’incisifs, par le biais de son fer de lance, Heïthem Ben Salem. Cette
nouvelle option a fini par être payante, en ce sens que le surnombre en
attaque a porté ses fruits à douze minutes de la fin du match, lorsque
Hamza Younès, seul face aux buts, a obligé le gardien Ben Mustapha à
commettre la faute… La suite, on la connaît. Mais la déception était
grande du côté cabiste pour avoir manqué de peu le point du nul à
travers une prestation honnête : «Nous avons fourni un match solide.
Mais la différence s’est faite au niveau de l’expérience. Le CSS, étant
plus uni, a su imposer son style», a déclaré l’entraîneur Gérard
Buscher, à l’issue du match, précisant au passage qu’il a tenté de damer
le pion à son vis-à-vis, en optant pour des concepts différents au
cours de la seconde mi-temps «allant du 4-4-2 au 4-3-3 et enfin au 4-5-1
sans parvenir à le déstabiliser». Et de conclure : «On a perdu certes,
mais on a bien joué, quoiqu’on n’ait pas encore atteint le top. C’est
une réalité qu’on ne peut camoufler». Le CAB, avec un effectif aussi
jeune, après les départs de Chehoudi, Dridi, Yahiaoui, Marzoughi et
Hichri, ne peut qu’entrevoir l’avenir avec confiance. Les suppléants
n’ont guère démérité, d’autant qu’ils ont tout l’avenir devant eux, pour
peu qu’ils continuent à travailler et à s’appliquer avec autant de
sérieux et d’abnégation.