Engagé sur plusieurs fronts en ce début de saison, en
championnat de la Ligue I professionnelle et en coupe de la CAF, sans
compter l’échéance nord-africaine de la supercoupe des clubs, le CSS a
réussi à effectuer un parcours presque sans faute. A son actif sur
les huit matches jusque-là disputés depuis l’entame du nouvel exercice :
4 victoires et 3 résultats de parité, contre une seule défaite, celle
concédée, loin de ses bases, précisément en Algérie face au Wifak de
Tlemcen, pour le compte de la coupe de l’Unaf. Un bilan somme toute
flatteur, eu égard à la succession des échéances (8 matches d’affilée),
et surtout les longs et harassants déplacements à travers le continent. Pierre
Lechantre, le nouvel entraîneur qui a succédé à Luka Peruzovic, a
réussi en effet à restructurer l’équipe et à lui conférer un nouveau
style de jeu.
Remue-ménage C’est ainsi
qu’avec les départs de Heythem M’rabet pour El Merrikh du Soudan, Karim
Ben Amor pour le CAB, et Hamdi Bouzidi pour la JSK et aussi
l’indisponibilité pour une assez longue durée du milieu offensif, Sauma
Nabi, des opportunités se sont offertes à certains jeunes qui
n’attendaient en fait que celles-ci pour confirmer leur immense talents. C’est
le cas précisément de Moez Aloulou et Wassim Kammoun qui viennent de se
distinguer lors de leurs dernières apparitions parmi l’équipe. C’est
aussi le cas pour Ushé Ogba, Ibrahima Touré, Ali Maâloul et Hachem Abbès
qui ont bénéficié d’une plus grande attention de la part du staff
technique. Les nouvelles recrues, comme Lassaâd Dridi et Seïfallah
Yahiaoui ont également réussi à s’intégrer parmi le groupe. Aussi,
Pierre Lechantre a-t-il réussi à monter une nouvelle équipe, où seuls
les plus méritants ont eu droit de cité. Pas de vedettariat, ni de
laxisme, ou encore de place pour les joueurs blasés; ce que Heykal
Guemamdia, sur lequel bien des espoirs sont fondés pour apporter le plus
à l’ensemble, a appris à ses dépens en particulier. Lechantre a
carrément révoqué le joueur le plus titré de l’équipe, celui qui a aussi
porté le maillot national et effectué une carrière de «pro» en Europe,
précisément à Strasbourg il y a trois saisons. Les raisons qui ont
motivé sa décision sont inhérentes au rendement peu en rapport au rôle
dévolu à ce joueur; ce qui a constitué pour le reste des rescapés de
l’ancienne équipe des années 2006-2010 un sévère avertissement. Haj
Messaoud, Gharbi, Hammami et Hamdi Rouid se sont même vu à maintes
reprises relégués au rang de remplaçants, alors qu’ils étaient il n’y a
pas si longtemps des titulaires inamovibles de l’équipe. Un
nouveau look Le CSS, version Lechantre, revêt un nouveau
look aussi, avec l’adoption du 3-5-2 où un intérêt accru est accordé au
travail d’approche et à la percussion. Certes, les résultats
enregistrés au début de l’exercice étaient plutôt timides, avec des
scores étriqués, mais la brillante victoire réalisée face au FUS de
Rabat en coupe de la CAF (3-0), suivie de celles enregistrées en amical,
successivement face à Hilal M’saken (3-0) et au Stade Tunisien (2-0),
laissent présager une meilleure assimilation des nouveaux concepts
technico-tactiques introduits par Lechantre. Les prochaines
échéances, à commencer par celle de samedi prochain, à Lusaka face à
Zanako de Zambie, devraient apporter confirmation. Mais une chose est
sûre : le CSS version Lechantre a d’autres ambitions à faire valoir…